Rapport n° 92515
Intervention de Andréa KOTARAC – 19 décembre 2024
Mes chers collègues, vous l’avez dit, le 12 décembre dernier, le département de Mayotte est frappé de plein fouet par le cyclone Chido. Notre députée Mahoraise, sur place, nous parle d’une situation apocalyptique où l’on parle désormais de centaines et centaines de morts et même, de milliers de disparus.
Le cyclone vient s’ajouter à de nombreuses crises dans ce département le plus pauvre de France : chaos migratoire, submersion migratoire dans un territoire, où, Marine LE PEN fait 60 %, chaos sécuritaire par le refus d’une certaine classe politique de démanteler des bidonvilles, dont les principales victimes en sont issues, chaos hydrique et environnemental où l’eau douce manque.
Notre collectivité, fidèle à ses valeurs humanistes, doit répondre à cette crise par le soutien actif aux missions humanitaires, ce que vous faites, et demain, au redressement économique de l’île.
Le Rassemblement national, au-delà de nos différences, se tient à votre disposition pour transmettre toute information nécessaire et pour aider nos frères et nos sœurs de Mayotte.
Je fais aussi un point sur l’ignorance de la classe politique française, ou en tout cas, d’une partie d’entre elle, sur les enjeux essentiels de l’outre-mer.
Emmanuel MACRON nous expliquait que la Guyane était une île. Monsieur le Premier ministre nous explique hier qu’il quitte le territoire national pour rejoindre Mayotte. Non. Mayotte c’est le territoire national.
Ce matin, j’entendais Monsieur ROUSSEL du Parti communiste français sur RTL, nous expliquer que Mayotte était les Comores. Non. Mayotte c’est la France. Il serait quand même bon que la classe politique française prenne véritablement conscience des enjeux de l’outre-mer.
Madame VALLAUD-BELKACEM, Mayotte n’a pas besoin d’une association comme France terre d’asile. Mayotte a besoin de fonctionnaires, de police, d’instituteurs, d’hôpitaux, de la Croix Rouge.
Mayotte a besoin de nous.