Rapport n° 94611
Intervention de Michèle Morel – 27 mars 2025
Le 27 mars 2025 en Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes, Michèle Morel (RN) s’est prononcé pour dénoncer la communication coûteuse de la Région et sa mise en avant constante du conseiller spécial Laurent Wauquier.
Monsieur le Président, dans ce rapport, vous avez voulu faire figurer des dossiers
qui n’ont aucun lien entre eux. En Commission, s’il y a bien eu une présentation polie sur le
médiateur régional et en vitesse, sur le règlement des subventions, mais aussi bizarre que
surprenant, rien sur ce dossier délicat qu’est la communication de notre collectivité entre autres.
Vous accordez chichement deux minutes aux élus pour s’exprimer. C’est fou. Vous refusez donc
que nous puissions développer normalement sur ces questions. Je ne comprends pas. Je ne sais
pas. Qu’est-ce ce qui vous gêne ?
Pour évoquer ce dernier parce que le temps de presse, ce rapport sur votre communication a été
demandé par des citoyens. Cela a d’abord le mérite d’être dit et dès à présent, nous prenons date
avec vous sur des corrections qui seront nécessaires dans votre gestion et qui ont été plus que largement soulignées avec insistance par la CRC. Nous prenons acte aussi que d’après cette
synthèse, il vous est suggéré de présenter à l’avenir, à notre Assemblée, la stratégie, les moyens
et le budget correspondant selon le principe que la communication directement rattachée à votre
cabinet politique est une erreur dont découlent toutes sortes d’autres ingérences.
Vous vous êtes engagé auprès de la Chambre à formuler votre politique de communication.
Naturellement, nous attendons confirmation de cet engagement. Rendez-vous donc, Monsieur le
Président, en fin d’année, lors du vote du budget. Moult amendements seront présentés sur ce que
nous ne pouvons dire aujourd’hui en deux minutes. Nous parlerons largement de ce que doit être
une Direction de la communication, des lignes budgétaires claires et précises qui s’y rattachent,
ainsi que la déclinaison par sous-chapitres, etc., histoire d’améliorer les carences identifiées en
matière de fiabilité des comptes rattachés à votre communication et si l’on veut croire qu’elle se
limite à 33 millions d’euros. Je vous remercie.
Amendement présenté par Céline Porquet
Exposé des motifs :
L’octroi de subventions régionales doit répondre à des critères stricts afin de garantir une utilisation responsable et impartiale de l’argent public. Dans cette optique, il est essentiel que les financements régionaux soient exclusivement destinés à des projets d’intérêt général, conformes aux valeurs républicaines.
Or, certaines associations à caractère communautaire ou politique ont bénéficié de financements régionaux (par exemple : club de foot CHAMBÉRY 73 / subvention retirée à la suite de la demande du RN en Assemblée plénière). Avec un règlement d’attribution des subventions clairs et un contrôle de la Région au respect de ce règlement et à la bonne utilisation de l’argent public par les bénéficiaires, ceci ne serait pas arrivé.
Le financement de structures promouvant des revendications communautaristes, ethniques ou confessionnelles, ou affichant une orientation politique partisane, va à l’encontre des principes fondamentaux de la République, à savoir l’égalité entre tous les citoyens, la laïcité et l’unité nationale.
L’argent des contribuables ne doit pas servir à financer des associations qui défendent des intérêts particuliers ou qui militent pour des causes partisanes. La puissance publique doit préserver une stricte neutralité et veiller à ce que les subventions régionales profitent exclusivement aux projets servant l’ensemble des habitants, sans distinction d’origine, de croyance ou d’opinion politique.
AMENDEMENT :
Ajouter dans l’annexe 2 au chapitre 4 comme suit :
« Toute demande de subvention émanant d’une association ayant un objet communautaire, confessionnel ou politique ne pourra être retenue.
La Région s’engage à renforcer les contrôles sur l’attribution des subventions afin de garantir le respect du règlement d’attribution des subventions régionales et d’éviter toute dérive. »