Communiqué de presse
Le 16 octobre 2020, le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty est assassiné par un islamiste en sortant de son école à Éragny (95). Une campagne de diffamation islamiste et l’abandon honteux de la victime par les services de l’Etat ont précédé l’assassinat. Le film « L’ABANDON », sorti il y a quelques jours, retrace précisément les événements de cette tragédie qui, à tout moment, peut se répéter, y compris en Auvergne-Rhône-Alpes, et s’est déjà répété à Arras (62) avec l’assassinat de Dominique Bernard.
Le groupe RN-UDR demande donc au Président de Région, Fabrice Pannekoucke, au Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi qu’aux autorités éducatives compétentes de prendre l’initiative de soutenir la diffusion de ce film dans l’ensemble des lycées de la région, et ceci dans le cadre d’actions pédagogiques autour de la laïcité et de la liberté d’expression.
Ce film, remarquable par sa rigueur et sa force, retrace les onze derniers jours de Samuel Paty. Il constitue sans nul doute une œuvre de réflexion essentielle pour comprendre comment une succession de faits, de défaillances, de manipulations et de mensonges a conduit à un drame qui a profondément marqué notre République : l’assassinat d’un professeur dont le seul tort fut d’enseigner la liberté d’expression.
À ce titre, la diffusion de ce film en milieu scolaire prend tout son sens. Elle permettrait d’ouvrir une discussion indispensable sur l’enseignement moral et civique. Force est de constater que cet enseignement, malgré ses évolutions successives, demeure aujourd’hui insuffisamment approfondi face aux défis contemporains et en vue de préparer les futurs citoyens que sont nos élèves.
L’école ne peut se contenter de commémorer la mémoire de Samuel Paty chaque année sans donner aux élèves les moyens de comprendre ce qui s’est réellement passé. Montrer ce film, c’est donner à notre jeunesse des outils pour réfléchir à la manipulation, à l’emprise idéologique, à la laïcité, au rôle des réseaux sociaux et à la défense des valeurs républicaines face à l’obscurantisme islamiste. Nous considérons que « L’Abandon » est ainsi une œuvre d’utilité publique.
La Région peut faire de cette diffusion un acte fort : un choix politique assumé pour défendre la vérité, la liberté d’enseigner et l’autorité de la République. Parce qu’éclairer la jeunesse sur ce drame, c’est aussi prévenir les abandons de demain.