Question orale
Les inondations d’octobre 2024 ont durement frappé de nombreuses communes de notre région, causant des dégâts majeurs sur les équipements publics et les infrastructures communales.
Pour faire face à ces conséquences, l’État a mobilisé la dotation de solidarité en faveur des collectivités touchées. Ce dispositif constitue une aide précieuse, mais il ne couvre souvent qu’une partie des dépenses engagées, laissant aux communes un reste à charge parfois considérable et retardant la reconstruction de certains équipements.
À cette difficulté s’ajoute une autre problématique : certains équipements publics ne sont ni assurables ni éligibles à ce dispositif de solidarité. C’est notamment le cas des terrains et stades de football. Lorsqu’ils sont détruits par une catastrophe naturelle, les communes concernées doivent assumer seules des coûts de reconstruction particulièrement élevés.
Pourtant, ces équipements dépassent souvent le seul intérêt communal. Ils accueillent des associations, des scolaires et des sportifs issus de plusieurs communes et jouent un rôle important dans la vie sociale et l’attractivité de nos territoires.
La Fédération française de football a récemment créé un fonds de soutien destiné aux collectivités touchées par les inondations du 17 octobre 2024. Cette initiative est bienvenue, mais elle demeure insuffisante face aux besoins constatés sur le terrain.
Monsieur le président,
la Région envisage-t-elle de mettre en place un dispositif exceptionnel permettant d’accompagner les communes confrontées à la reconstruction d’équipements publics non assurables, aujourd’hui exclus ou insuffisamment pris en charge par les dispositifs de solidarité de l’État, lorsqu’ils présentent un caractère structurant pour la vie de nos territoires ?