Rapport n°112416
Intervention de Benoit AUGUSTE
Intervention Sébastien DUBOURG
Monsieur le Président, chers collègues,
Avant d’aborder ce rapport, je souhaite rendre hommage à Gilles Chabert, qui nous a quittés la semaine dernière. En tant que conseiller spécial délégué à la montagne, Gilles était profondément attaché à nos territoires et à ceux qui les font vivre. J’ai eu l’honneur de travailler à ses côtés sur le Plan Montagne, dont j’ai suivi l’élaboration en tant que président de la commission Montagne. J’ai été le dernier président de cette commission à travailler avec lui sur ce dossier. Je tenais donc à saluer sa mémoire, son engagement et le travail accompli ensemble. J’adresse également mes pensées à sa famille et à ses proches.
Chers collègues,
L’avenir de nos territoires de montagne est un enjeu économique, social et territorial majeur pour notre région. Nos stations font vivre nos vallées, nos commerces, nos entreprises et des milliers d’emplois. Elles contribuent directement à l’attractivité d’Auvergne-Rhône-Alpes. Mais elles sont confrontées à des défis importants : le changement climatique, l’évolution du tourisme, les difficultés de recrutement et le manque de logements pour les saisonniers. Face à ces réalités, nous devons privilégier le pragmatisme, faire confiance aux acteurs locaux et apporter des réponses concrètes, adaptées aux spécificités de chaque territoire.
Premièrement, soutenir nos petites et moyennes stations.Ces stations sont essentielles à l’équilibre de nos territoires, mais elles disposent souvent de moyens financiers plus limités.Le relèvement du plafond des aides régionales, de 200 000 à 400 000 euros, constitue une réponse à cette fragilité.Il faut poursuivre cet effort, avec des dispositifs simples et accessibles. L’argent public doit être utilisé efficacement, au service de projets utiles et de résultats concrets.
Deuxièmement, diversifier l’offre touristique, été comme hiver. L’avenir de la montagne ne peut pas reposer exclusivement sur le ski. Pour autant, nous ne devons pas opposer le tourisme hivernal traditionnel à la diversification. Le ski reste un pilier économique pour de nombreuses stations et doit être soutenu là où il demeure viable. En parallèle, le développement d’activités estivales, sportives et de pleine nature doit permettre de renforcer l’activité tout au long de l’année. Notre objectif est de préserver les emplois, de soutenir les entreprises et de maintenir la vitalité de nos vallées.
Troisièmement, faciliter le logement des saisonniers. Sans logement accessible, nos entreprises rencontrent des difficultés pour recruter. Et sans travailleurs saisonniers, nos stations ne peuvent pas fonctionner normalement. La création d’un dispositif spécifique est donc nécessaire pour accompagner le développement de logements adaptés. C’est une condition essentielle au maintien de l’activité touristique et de l’emploi local.
Enfin, accompagner le développement durable de nos stations. La rénovation de l’éclairage public, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables sont autant de leviers pour préparer l’avenir. Mais cette transition doit être réaliste, progressive et compatible avec les capacités financières des collectivités. Nous devons accompagner les territoires, sans leur imposer des contraintes déconnectées de leurs réalités.
Chers collègues, Notre cap doit être clair : défendre nos territoires de montagne, soutenir ceux qui y travaillent et y investissent, préserver nos emplois et préparer l’avenir. Nous devons conjuguer responsabilité dans l’utilisation de l’argent public, liberté d’action des territoires et soutien à notre économie montagnarde.
C’est dans cet esprit que j’aborde ce rapport.
Pour l’ensemble de ces raisons, notre groupe UDR–RN votera en faveur de ce rapport.
Je vous remercie.
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