Budget primitif 2009 : équilibre général

Intervention d’Hugues Petit – 19 décembre 2008

Rapport n° 08.12.869 : Budget primitif – équilibre général

Chers collègues,

PETIT365 – 57 – 32, ce n’est pas le numéro personnel de Ségolène ROYAL, ce sont les trois chiffres clés du budget et de la discussion budgétaire.

365 c’est l’emprunt tel qu’il nous était annoncé dans le premier document. Pour le coup J.J. QUEYRANNE nous disait qu’il se faisait gloire d’avoir un endettement maîtrisé, ce qui était un choix, disait-il, responsable. Nous pouvons à la fin de cette discussion mesurer non pas la responsabilité mais l’irresponsabilité de l’exécutif. En effet déjà maintenir l’emprunt au niveau très élevé qu’il avait atteint les années précédentes était contestable, non pas qu’en période de crise il soit absurde de faire appel à l’emprunt. Le problème est que lorsqu’on a déjà beaucoup emprunté au cours des années précédentes, on peut se poser la question de la pertinence de ce choix. Donc déjà maintenir l’emprunt était un choix contestable. Lire la suite

Budget primitif 2009 : amendement de modération du coût de la Carte Grise

par Hugues PETIT

MOTIF :
La Région Rhône-Alpes a été le berceau de l’industrie automobile :

  • Audibert et Lavirotte et Berliet viennent naturellement à l’esprit, mais aussi Cottin et Desgouttes, Pilain, La Buire, Rochet-Schneider, Vermorel, Mieusset, ou encore Aixam de nos jours pour les camions et voitures,
  • SAVIEM ou Irisbus pour les cars et bus,
  • Deronzière, New-Map, Koehler-Escoffier, Simard, Impérial, Bufflier, MGC, Viratelle, Vincent, Monet-Goyon ou BFG pour la moto,

sont des entreprises rhônalpines qui ont marqué et marquent encore l’histoire automobile, pour n’en citer que quelques-unes.
Le musée de Rochetaillée et l’amicale Berliet en conservent pieusement les reliques.

En raison de la crise qui frappe durement le secteur automobile, des pans entiers de notre histoire industrielle sont aujourd’hui menacés, et de nombreux ouvriers, intérimaires, sous-traitants se retrouvent en ce moment même en congés forcés, chômage technique ou en licenciement.

Notre Région doit donc faire un geste fort et symbolique pour soutenir la relance de l’activité économique.

AMENDEMENT :
Ramener le coût de la carte grise à son niveau de 2004, soit 28 € / CV (14€/CV pour les véhicules « propres », dont seront exclus les véhicules roulant au GPL en raison de l’intérêt nul de ce carburant en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre),
la diminution des recettes en résultant étant largement compensée par les économies proposées par ailleurs.

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Explication :
J’y ai fait allusion ce matin en disant que nous proposerions un certain nombre d’amendements d’économies et qu’il nous paraissait préférable de faire porter ces économies sur un poste clairement identifié, en l’occurrence la carte grise. Ce serait à la fois l’occasion de soulager les automobilistes rhônalpins et l’occasion de montrer qu’on arrête de faire la chasse aux automobilistes. Chacun sait que l’économie est une science psychologique, ce serait de nature à relancer cette industrie.
(…)
Le sous-amendement de Monsieur Hamelin [-UMP-, conservant le coût actuel par CV tout en appliquant le taux minoré aux véhicules rejetant moins de 130 g de CO2, NDLR] vide le nôtre de son contenu. Comme le remarquait Monsieur Debat à l’instant, Monsieur Hamelin prend acte du niveau de la carte grise qu’il avait refusé l’année dernière, et surtout il prend acte d’un niveau de carte grise supérieur de 54 % à ce qu’il était à l’époque où lui et ses amis se trouvaient en responsabilité à la Région.
J’admets que ce que nous proposons suppose beaucoup d’économies, on peut imaginer que Monsieur Hamelin fasse une contre-proposition mais celle qui fait là est trop faible par rapport à notre ambition.

Etat du contrat de projets Etat-Région 2007-2013 : audition du Préfet

Intervention de Charles Perrot – 18 décembre 2008

Merci Monsieur le Préfet, Monsieur le Président,

Charles-PerrotJe ne prends pas la parole comme conseiller régional aujourd’hui mais comme un patron de PME que je suis. Je vous rassure, il s’agit d’une PME de plus en plus petite, ce qui va d’ailleurs certainement réjouir nos camarades communistes !

Je suis le patron d’une PME industrielle pure et dure, une PME qui fabrique des produits 100 % made in France à côté de Saint-Etienne, je suis un patron qui a toujours refusé la délocalisation que tous les banquiers me suggèrent depuis des années à grands concours d’ailleurs de financements d’Etat.

J’employais 200 salariés fin septembre, Je n’en employais plus que 160 fin novembre. Je n’en emploierai plus que 150 fin décembre. Je pense que mon entreprise va peut-être mourir demain à cause de la crise ou à cause de vous ! Lire la suite

Voeu de la Gauche contre la généralisation du travail du dimanche

par Marie-christine de PENFENTENYO

Nous souscrivons tout à fait à l’opinion émise par les deux socialistes qui viennent de s’exprimer.

Quant au départ de nos collègues de l’UMP, nous trouvons parfaitement lamentable qu’ils ne soient même pas capables de prendre leurs responsabilités dans un débat public, qui concerne également tous les gens de Rhône-Alpes. Ils s’en vont ; comme le disait notre collègue, M. Petit, tout à l’heure : « Comme Ponce Pilate, ils se lavent les mains de ce qui va arriver derrière eux. » C’est tout à fait inadmissible.

La vie politique nous réserve décidément toujours des surprises parce qu’en vérité, qui a initié et qui promeut cette loi, sinon M. le Chanoine du Latran, j’ai nommé M. Sarkozy, qui est allé jusqu’à Rome se faire introniser par le Saint-Père, qui a fait des salamalecs lors de la visite du souverain pontife en France et qui, finalement, va exactement à l’encontre des opinions qu’il a cherché à exprimer à ce moment-là.

Par ailleurs, il apparaît que des personnes que l’on pensait grands pourfendeurs des réalités surnaturelles, je pense à L’Humanité, qui titre ce matin, « Le dimanche, c’est sacré », il croit donc au sacré. C’est tout à fait extraordinaire !

Cela dit, je ne vais pas m’attarder longtemps sur le fond de ce dossier. Nous sommes tout à fait d’accord avec ce qui est exprimé à la fois en ce qui concerne la déstructuration de la vie sociale, l’éclatement de la cellule familiale, la santé des gens qui ne peuvent plus se reposer le dimanche, qui n’ont plus cette régularité dans leur emploi du temps.

Donc, sans m’étendre davantage, pour nous qui ne sommes pas sectaires comme certains autres ici, nous voterons ce vœu proposé par les socialistes.

Convention constitutive d’un groupement d’intérêt public « Mission d’implantation et prospection Rhône-Alpes ».

par Christian GRANGIS

À la lecture de ce rapport, comme d’habitude, je dirais que les raisons invoquées sont louables : détecter et prospecter toutes les entreprises publiques et privées concourant au rayonnement et au développement des pôles de Rhône-Alpes dans trois domaines (industrie, recherche et formation), organiser le lobbying territorial, national et international à l’accomplissement des projets d’implantations.
Je rappelle que la Mission d’Implantation et de Prospection Rhône-Alpes (MIPRA) est initialement un service de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie qui a suffisamment de moyens d’après nous et nous ne voyons pas pourquoi en cette période de vache maigre, Monsieur le Président, vous voulez mettre autant d’argent dans d’hypothétiques prospections et implantations d’entreprises, alors que cet argent servirait davantage au maintien de celles existantes qui sont touchées de plein fouet par la crise internationale.
Encore une fois, Monsieur le Président, c’est le contribuable rhônalpin qui va payer votre communication et cette fois-ci à hauteur de 400 K€, ce qui correspond à plus du triple de ce que mettent les partenaires fondateurs dans ce dossier.
Vous comprendrez, Monsieur le Président, que toutes les raisons sont réunies pour que nous votions contre ce rapport. Pour vous, le paraître est plus important que la réalité.
En ce qui concerne le deuxième dossier, la réorganisation des intercommunalités dans le Grésivaudan, il s’agit simplement de prendre acte de la dissolution du Syndicat Mixte du Pays du Grésivaudan et nous ne voyons pas pourquoi il y aurait matière à nous opposer là-dessus.
Merci.

Débat sur les orientations budgétaires 2009

Par Hugues Petit

Monsieur le Président et chers collègues,

Vous savez que j’ai l’habitude de dire ce que je pense, même si cela doit parfois porter un peu atteinte à votre modestie naturelle, mais je voudrais très sincèrement que j’ai lu votre rapport avec une certaine admiration, pour ne pas dire une admiration certaine. Je ne parle pas ici naturellement du fond du rapport, mais de l’habileté qui y est déployée.

Ce rapport est un modèle de communication politique et si d’aventure l’auteur de ce rapport, car j’imagine que ce n’est pas vous qui l’avez rédigé faute de temps, n’est pas déjà dans votre staff de campagne, il faut vous dépêcher de le prendre.

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Quand il délocalise la crise

« Avec moi, tout est possible« . « Je serai le président du pouvoir d’achat« .
Les promesses avaient été aussi grandiloquentes les unes que les autres. Sauf que Sarkozy craint désormais de rester le président de la disparition du pouvoir d’achat.

La grande agitation de ces dernières semaines, à force d’initiatives particulières, à quelques-uns, ou à plusieurs Etats, a montré l’impuissance totale et la faillite de la construction européenne des eurocrates de Bruxelles, puisqu’aucune action commune impliquant les 27 Etats n’a été prise.

Alors, pour se reposer, le Président visite la Région, comme jadis le Roi se promenait dans son jardin.
Il nous promet quelques milliards pour sauver les PME, du même ton qu’il proclamait  hier  les caisses vides.
La vraie solution pour aider les entreprises, ce n’est pas de creuser encore plus les déficits de l’Etat. C’est la solution préconisée par le Front National depuis bientôt 40 ans : que l’Etat se serre la ceinture, et diminue la pression fiscale insoutenable qui étrangle les entreprises françaises et le peuple !.

Sans cette mesure de bon sens, on verra encore longtemps les plans de sauvetage succéder aux délocalisations et aux licenciements. Et  le hamster de l’Elysée pourra continuer à s’agiter… pour rien !

Le coût exorbitant du futur siège de la Région

Question d’actualité, posée par Bruno Gollnisch – 26 septembre 2008

Bruno-Gollnisch-ptCe sont les travaux pharaoniques et inutiles qui vont gâcher la nécessaire rénovation de la presqu’île au sud de Perrache et au centre de Lyon. Avec votre majorité, vous avez décidé de quitter les locaux que nous occupons ici à Charbonnières et de faire édifier un nouveau Siège de la Région au confluent du Rhône et de la Saône.

Cela va aggraver les problèmes de transport en centre-ville, donc de pollution, de parking, limiter d’autant la possibilité de construction de logements et cela coûtera surtout une fortune aux contribuables.

Par comparaison, le nouveau Siège social du groupe commercial Casino, que vous avez visité, et qui abrite 2 200 salariés a coûté 83 M€, coût de livraison 2007, soit un coût par salarié de 37 700 €. Vous avez pu vérifier que ce Siège dispose d’une salle de réunion trois fois supérieure en capacité à la nôtre. Lire la suite

Décision modificative budgétaire 2008

Intervention d’Hugues Petit – 25 septembre 2008

Rapport n° 08.12.636

PETITCe n’est évidemment pas la DM1 du siècle, 30 M€, moins de 1 % du budget régional. Est-ce à dire que ce débat soit sans intérêt et que les positions soient au-dessus de tout justement ? Certes pas. Vous connaissez certainement, Monsieur le Président, cette parole de l’évangile : « tu as été fidèle en peu de choses, je t’en confierai des grandes ». Et bien, si l’on devait vous juger sur cette seule DM, je ne sais pas qui vous confierait des grandes, à part les électeurs socialistes qui ont l’habitude d’être trompés par vos discours mirobolants.

De quoi s’agit-il ? 30 M€. Vous avez fait l’arbitrage suivant : en gros 20 M€ de dépenses nouvelles, en gros 10 M€ d’économies. Il y a d’ailleurs dans la présentation graphique un élément extrêmement révélateur, c’est que les 20 M€ de dépenses, vous les avez inscrits « en maigre » et les 10 M€ d’économies, vous les avez écrits « en gras ». C’est je crois votre sens de la communication. Nous, nous aurions mis le maigre pour les deux, ou le gras pour les deux, de manière à mettre les deux sur un pied d’égalité, mais surtout, comptablement parlant, nous aurions fait l’inverse, c’est-à-dire qu’au lieu de dépenser 20 M€ et d’en économiser 10, nous aurions économisé 20 M€ et dépensé 10. Si tant est d’ailleurs qu’il soit nécessaire toujours de redépenser immédiatement, de ne pas chercher de nouvelles ressources. Au fond, c’est le reproche qu’on vous fait chaque fois, et cela n’a pas grand effet. Lire la suite