Rapport du comité de suivi de la démarche d’évaluation – année 2008. Renouvellement des experts du Comité de suivi de la démarche généralisée d’évaluation.

par Hugues PETIT

Pour commencer, je tiens à dire que je joins très volontiers mon approbation à l’action de M. Jacot qui se démène beaucoup sur ces questions d’évaluation. À tel point d’ailleurs que, lorsque l’on siège dans plusieurs commissions, on a le plaisir de le retrouver dans chaque commission où il prend la peine de venir expliquer son dossier. Je n’en suis que plus à l’aise pour porter sur le principe même de la démarche trois critiques.

La première critique : il me paraît que, dans un régime démocratique, l’évaluation des politiques doit être faite par le peuple. Comme l’a dit un grand intellectuel français, académicien, « Une politique se juge par ses résultats ». Je crois qu’il est malsain de constater de plus en plus que l’on enlève la parole au peuple pour la donner à des experts. Je sais bien que l’on va me répondre que l’évaluation ne se situe pas dans le même domaine, mais vous me rendrez quand même cette justice : de plus en plus, on fait appel à des experts. Je crois que cela démontre, d’abord, une méfiance à l’égard du peuple, à l’égard de ses capacités de jugement. Ensuite, cela démontre une volonté de confisquer le pouvoir au profit de certains petits groupes.

Ma deuxième critique consiste à dire qu’il est assez malsain qu’une institution comme la nôtre paie des gens pour évaluer ce qu’elle fait. A priori, quand vous payez quelqu’un pour évaluer ce que vous faites, il y a de bonnes chances qu’il ait un préjugé assez favorable. D’ailleurs, on a pu le constater à un niveau beaucoup plus élevé concernant la crise qui a frappé d’abord les États-Unis. Chacun a pu voir que les grands organismes d’évaluation n’ont rien vu venir et qu’ils donnaient pratiquement à tout le monde les trois A, la meilleure note, pour finalement se rendre compte que les entreprises en question étaient extrêmement vulnérables.
Plus près de nous, le cas de Bernard Madoff. Cette personne a réussi à détourner 50 milliards de dollars au nez et à la barbe de tous les plus grands experts américains, puisqu’y compris la fameuse Securities and Exchange Commission, autrement dit le gendarme de la bourse américaine, n’a rien vu venir. Donc nous sommes extrêmement sceptiques sur la valeur des évaluations faites par ces experts.

Enfin, ma troisième observation (je l’ai déjà faite à M. Jacot, il s’en rappellera sans doute, à la commission des finances) porte sur le choix des personnes retenues pour faire ces évaluations. En effet, dans le second rapport sur lequel nous discutons, sont présentés les sept experts retenus. Pour l’essentiel, il s’agit d’universitaires, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. Simplement, je voudrais faire observer que, concernant ces sept experts retenus, on aurait pu nous présenter d’autres noms que ceux-là. Des centaines d’autres noms auraient pu nous être proposées. Donc pourquoi avons-nous retenu ces sept-là et non les sept cents autres que l’on aurait pu retenir ?

Tout cela nous amène à porter un jugement globalement négatif sur ces opérations, quel que soit, je le répète, le mérite de M. Jacot qui prend cela très à cœur et qui prend bien soin de nous en informer.

Politique régionale de l’énergie

par Charles PERROT

Votre politique régionale de l’énergie, politique régionale socialiste de l’énergie, ou politique régionale de l’énergie socialiste, je ne sais plus que dire, c’est un peu l’illustration de la fable de La Fontaine de La grenouille qui se veut plus grosse que le bœuf.
Avec une vingtaine de millions d’€ engagés par an, elle ne représente pas 1 % du budget régional, mais en revanche que de publicité sur ses prétendus mérites et sur les prétendus mérites de notre éco-région !

À faire tant de bruit pour si peu de choses, on peut se poser la question si ce n’est pas dans le but de souscrire encore une fois à l’idéologie dominante et contenter de façon peut-être plus prosaïque vos alliés Verts qui veulent exister.
Au fond, peu vous importe si la catastrophe climatique annoncée est contestée par un nombre croissant de météorologues. Jouer ainsi sur la peur vous permet de créer une nouvelle génération de bobos pour un parti socialiste en panne d’électeurs et d’idées. Vous parlez de conséquences dramatiques de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, mais dans le même temps vous contribuez vous-mêmes à l’explosion des transports internationaux, par exemple en finançant l’industrie de la chaussure à Dong Nai en Asie plutôt qu’à Romans. C’est l’actualité immédiate et je ne parlerai pas du bilan carbone des transports de M. Bayon. Ce n’est pas un exemple isolé. Ici même, dans les produits des distributeurs automatiques, Hugues Petit l’a rappelé la dernière fois, les noix ne sont pas de Grenoble mais de Bolivie, le miel est du Mexique alors que vous osez installer des ruches devant notre bâtiment… Où est l’économie d’énergie ?

Quant à l’impact prétendu de l’action régionale sur les gaz à effet de serre, il est dérisoire puisque le cabinet EDATER l’a évalué à une réduction de 0,3 % des émissions en Rhône-Alpes, ce qui ne vous empêche nullement d’afficher sans rire un objectif de réduire ces émissions de 20 %. Le même audit souligne l’inefficacité des subventions régionales au développement des énergies renouvelables, effet d’aubaine d’un côté, effet pervers de l’autre.

Pourquoi ?
Effet d’aubaine parce que les gens se seraient équipés très souvent sans l’aide régionale.
Effet pervers car la subvention a empêché les prix de baisser, cela aussi tout le monde le sait.

C’est cette politique de gribouille que vous avez suivie jusqu’à présent et que vous proposez de réformer aujourd’hui.
Alors réformer, certes, mais pour faire quoi ?

Vous soumettez ces aides à des critères sociaux d’éligibilité. J’aimerais quand même que l’on nous explique. De deux choses l’une, soit la planète chauffe et alors il faut que tout le monde s’équipe et tout le monde ait recours aux énergies renouvelables. Soit vous équipez uniquement une frange, les plus modestes comme vous le dites, mais il s’agit alors d’une politique sociale et non d’une politique d’urgence énergétique.

ous parlez de formation professionnelle aux nouveaux métiers de l’énergie, mais vous ne citez aucun résultat probant, alors que malheureusement, on le sait, nombre de jeunes ne savent quoi faire et le chômage grimpe et va grimper de façon vertigineuse. Je rappelle simplement qu’actuellement le gouvernement travaille sur des hypothèses de 100 000 chômeurs de plus par mois pour l’année 2009, voire 150 000.

Quant aux retombées pour l’agriculture et la filière bois que vous évoquez, malheureusement la réalité quelle est-elle ? Le monde rural continue petit à petit de s’effondrer.

Enfin, le chèque énergie que vous souhaitez dorénavant faire distribuer à grands frais, à grands sons de trompette, par un service externalisé, il va coûter fort cher aux contribuables pour servir surtout votre publicité électorale.

Non, décidément, nous sommes au regret de vous dire que nous n’avons pas trouvé grand-chose d’enthousiasmant dans cette politique régionale de l’énergie. En conséquence, nous nous abstiendrons.
Merci.

Convention constitutive d’un groupement d’intérêt public « Mission d’implantation et prospection Rhône-Alpes ».

par Christian GRANGIS

À la lecture de ce rapport, comme d’habitude, je dirais que les raisons invoquées sont louables : détecter et prospecter toutes les entreprises publiques et privées concourant au rayonnement et au développement des pôles de Rhône-Alpes dans trois domaines (industrie, recherche et formation), organiser le lobbying territorial, national et international à l’accomplissement des projets d’implantations.
Je rappelle que la Mission d’Implantation et de Prospection Rhône-Alpes (MIPRA) est initialement un service de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie qui a suffisamment de moyens d’après nous et nous ne voyons pas pourquoi en cette période de vache maigre, Monsieur le Président, vous voulez mettre autant d’argent dans d’hypothétiques prospections et implantations d’entreprises, alors que cet argent servirait davantage au maintien de celles existantes qui sont touchées de plein fouet par la crise internationale.
Encore une fois, Monsieur le Président, c’est le contribuable rhônalpin qui va payer votre communication et cette fois-ci à hauteur de 400 K€, ce qui correspond à plus du triple de ce que mettent les partenaires fondateurs dans ce dossier.
Vous comprendrez, Monsieur le Président, que toutes les raisons sont réunies pour que nous votions contre ce rapport. Pour vous, le paraître est plus important que la réalité.
En ce qui concerne le deuxième dossier, la réorganisation des intercommunalités dans le Grésivaudan, il s’agit simplement de prendre acte de la dissolution du Syndicat Mixte du Pays du Grésivaudan et nous ne voyons pas pourquoi il y aurait matière à nous opposer là-dessus.
Merci.

Querelles internes ou inondations : leur choix est fait

L’Assemblée Plénière, prévue les 13 et 14 novembre, avait été amputée du vendredi pour cause de congrès du PS à Reims.
On était cependant en droit d’attendre une assistance fournie pour le peu de temps restant à siéger.
La situation l’exigeait d’ailleurs : l’ordre du jour de l’après-midi prévoyait un point sur les dures intempéries des semaines précédentes et les mesures de secours d’urgence à prendre.

Las !
Nombre d’élus de la majorité se sont contentés d’émarger (le montant des indemnités des élus régionaux est calculé en fonction du nombre de réunions auxquelles ils émargent !), sans pour autant venir siéger.

Le Président de la Région, Jean-Jack Queyranne, a lui-même disparu juste après la reprise des débats.
Habitants de L’Arbresle, Sain-Bel, Rive de Giers et autres communes sinistrées par les inondations, sachez-le : votre sort est moins important qu’un voyage à Reims…

Candidature du Lac d’Annecy à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO


Par Jacques Vassieux

Monsieur le Président,
Chers collègues,

C’est le SILA (Syndicat mixte du Lac d’Annecy) qui a présenté la candidature du lac d’Annecy à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre de sa compétence « aménagement et protection du lac ». Et aujourd’hui, vous nous proposez de considérer que la Région Rhône-Alpes fait sienne des objectifs prévalant au dépôt de la candidature du lac d’Annecy.
Cela nous semble, autant vous le dire tout de suite, une bonne chose. Mais rien n’est gagné d’avance tant la concurrence est rude. Lire la suite

Débat sur les orientations budgétaires 2009

Par Hugues Petit

Monsieur le Président et chers collègues,

Vous savez que j’ai l’habitude de dire ce que je pense, même si cela doit parfois porter un peu atteinte à votre modestie naturelle, mais je voudrais très sincèrement que j’ai lu votre rapport avec une certaine admiration, pour ne pas dire une admiration certaine. Je ne parle pas ici naturellement du fond du rapport, mais de l’habileté qui y est déployée.

Ce rapport est un modèle de communication politique et si d’aventure l’auteur de ce rapport, car j’imagine que ce n’est pas vous qui l’avez rédigé faute de temps, n’est pas déjà dans votre staff de campagne, il faut vous dépêcher de le prendre.

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Communication sur les intempéries ayant touché les départements de la Loire et du Rhône

par Bruno GOLLNISCH

Merci Monsieur le Président.

J’apprécie très sincèrement ce que vous venez de dire.
J’ai pu personnellement mettre à profit le long week-end du 11 novembre pour avoir davantage d’informations en particulier sur l’étendue des dommages dans la vallée de la Brévenne.
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De l’éducation à l’environnement au développement de l’écoresponsabilité

par Marie Favre

Madame la vice-Présidente,

Dans le rapport que vous nous présentez aujourd’hui, on parle d’urgence ECOLOGIQUE, d’appartenance à l’ECO SYSTEME TERRE, vous nous faites part de nouvelles actions  en faveur d’une ECO RESPONSABILITE, d’ECO CITOYENNETE pour une ECO REGION. Nulle part, il n’est question d’ECONOMIE.
Ce devrait pourtant être votre mot d’ordre dans toutes vos politiques en raison de la crise majeure qui sévit dans notre pays et qui appauvrit encore davantage les Français.

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Contribution au débat public sur la P.A.C.

Par Bernard Pinet

La PAC qui fait actuellement débat en vue d’une réforme et qui a été mise en place en 1962, bien que très imparfaite, a quand même permis de donner jusqu’alors à l’EUROPE une certaine indépendance lui ayant assuré une relative stabilité, ceci en permettant un niveau de vie acceptable aux agriculteurs, en stabilisant les marchés , cela en étant protégée par la préférence communautaire qui nous met à l’abri des importations à bas prix et de la fluctuation des prix. Malheureusement depuis quelques années, la PAC ne remplit plus son rôle correctement, affaiblie par les coups de boutoir des Euro-mondialistes et des exigences de l’OMC.

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